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De Éditions Paul-Martial
Informations Générales

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Photographe : Inconnu
Support : Papier baryté au gélatino argentique
Dimensions : 24x18 cm
Entreprise : Établissements Vanoutryve

Contributeur(s) :

Jean-Paul DELACRUZ
Date : 1930
Lieu : Tourcoing, Nord, France


Intérieur de la chaufferie

La chaufferie comprenait deux chaudières, fabriquées par la société "Fives-Lille", qui suivaient les plans du système Stirling, à réchauffeur. Elles n'étaient pas destinées à alimenter un moteur ni un turbo-alternateur, mais tout simplement à fournir de la vapeur au reste de l'usine, qui à ce moment travaillait la laine. Le fluide était produit à un timbre assez élevé, entre 6 et 15 bars (soit entre 7 et 16 bars au niveau de la mer), ce qui correspond à une température de 170 à 200 °C. Les chaudières sont équipées de grilles automatiques des "Foyers automatiques Roubaix", développées par « Babcock et Wilcox ».


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Chaudière multitubulaire « Babcock et Wilcox » à surchauffe et foyer automatique à chaîne


1. Entrée du foyer 2. Plate-forme de visite 3. Portes d’accès dans la chambre à suie 4. Portes de ramonage 5. Robinet de vidange 6. Levier de manœuvre de l’escarbille 7. Levier de manœuvre des registres de la chaudière 8. regards pour l’examen des jeux 9. Soupapes d’alimentation 10. Niveau d’eau 11. Robinet de vidange du réservoir supérieur 12. Robinet de vidange du surchauffeur 13. Collecteur de vapeur 14 et 15. Vannes de prise de vapeur 16. Tuyau de sortie de vapeur du surchauffeur 17. Commande des vannes d’alimentation 18. Autoclave 19. Collecteur du surchauffeur 20. Tuyaux du surchauffeur 21. Chicane 22. Trémie à escarbilles 23. Dégagement des mâchefers 24. Cendrier 25. Carneau 26. Registre 27 et 28. Soupapes de sûreté 29. Tuyau d’alimentation 30. Réservoir supérieur 31. Collecteur de vidange 32. Faisceau tubulaire 33. Collecteur vertical 34. Culottes de communication 35. Manchette de communication 36. Tuyau de vidange du surchauffeur 37. Trémie à charbon 38. Roue d’entrainement de la grille 39. Tendeur 40. Tambour d’entrainement de la grille 41. Vis sans fin



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La grille mécanique, de marque Foyers automatiques Roubaix, ne venait pas de très loin comme son nom l'indique. Son rôle, assez complexe, consistait premièrement à pousser le nouveau combustible sous l'ancien, de façon à brûler le plus possible de matières volatiles et en récupérer la chaleur. Deuxièmement, la vitesse était adaptée au régime de la chaudière (par l'intermédiaire d'un rhéostat). Troisièmement, elle assurait l'évacuation des cendres et mâchefers. Pas de broyeurs à charbon, dans cette chaufferie : le combustible arrivait sur la grille et de là dans le foyer sous sa granulométrie originelle, mais naturellement un ventilateur insufflait par-dessous l'air de la combustion.

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La grille est formée de maillons de faible longueur reliés ensemble par des axes d'oscillation et constituant ainsi une chaine sans fin commandée par un tourteau antérieur. La chaine tourne à la partie arrière sur un tourteau semblable dont l'axe est porté dans des coussinets mobiles permettant la tension de la chaîne. Le mouvement de la grille est déterminé par le tourteau avant, qui est lui-même commandé par une transmission qui peut être supérieure ou inférieure, suivant l'installation. La mise en marche, l'arrêt et les variations de vitesse sont abstenus au moyen d'un dispositif à engrenages qui se manoeuvre au moyen d'un seul voyant. Cet appareil forme également un bain d'huile autour des engrenages, et contient un dispositif de sécurité ou embrayage à friction, désenrayant les organes moteurs en cas de résistance anormale dans la marche de la grille. L'alimentation de la grille est faite au moyen d'une trémie placée en avant et au-dessus de cette dernière. Le charbon se dépose sur la grille par son propre poids et celle-ci l'entraine. Des volets coulissant verticalement sont ménagés dans les protes du fourneau pour régler la hauteur du charbon sur la grille. La vitesse d'avancement de la grille et l'épaisseur du charbon sont réglées de telle sorte que lorsque la grille a achevé son mouvement de l'avant à l'arrière, le charbon soit complètement brûlé et qu'il ne reste plus que des mâchefers qui tombent dans le puits à l'arrière.

Source : Henri Desarces, Encyclopédie pratique de mécanique et d'électricité, Paris, librairie Aristide Quillet, 1930.