2007.30.0725

De Éditions Paul-Martial
Informations Générales

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Photographe : S. Nicolas
Support : Papier baryté au gélatino argentique
Dimensions : 23x17 cm
Entreprise : Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d'Homécourt
Date : Juin 1932
Lieu : Saint-Chamond, Loire, France


Pièce moulée

Historique de la "Compagnie des forges et aciéries de la marine et d'Homécourt"

La « Compagnie des hauts-fourneaux, forges et aciéries de la Marine et des Chemins de fer » est créée le 14 novembre 1854 à Saint-Chamond. Elle est issue de la fusion des établissements « Pétin-Gaudet » de Saint-Chamond et Rive-de-Gier, des « Établissements Jackson frères » de Assailly, de la société « Neyrand-Thiollère, Bergeron et Compagnie » de Lorette, et la société « Parent, Schaken, Goldsmidt et Compagnie » de Paris.

L’entreprise produit des éléments pour le chemin de fer (roues, axes..) comme pour l'industrie lourde et la marine. L'entreprise exploite des locomotives à vapeur de chantier sur le site de Saint-Chamond : entre 1894 et 1902 elle prend livraison de huit locomotives à vapeur « Corpet-Louvet » de type 020T pour voie étroite de 630 mm.

Les implantations de l’entreprise s’étendent progressivement, notamment avec la construction d’une usine à Boucau en 1881 et d’usine à Homécourt et Haumont en 1903. Cette même année, l’entreprise fusionne avec la « Société Vezin Aulnoye » d’Homécourt. Elle devient alors la « Compagnie des forges et aciéries de la Marine et d'Homécourt ».

Durant la Première Guerre mondiale débute la construction de locomotives pour le chemin de fer. Cette production sera d'abord pour l'Artillerie lourde sur voie ferrée (ou ALVF) avec des locotracteurs pétroléo-électriques sortant des ateliers de Saint-Chamond vers 1915. Entre 1907 et 1917, sont livrées cinq nouvelles locomotives, type 030T, Corpet-Louvet, un peu plus importantes que celles de la précédente commande, toujours pour la voie de 630 mm.

La Compagnie de dépôts et d'agences de ventes d'usines métallurgiques (DAVUM), chargée des ventes de l’entreprise en France et à l'étranger (DAVUM Exportation) est créée après la guerre. En 1919, la société commence la production de locomotives à vapeur pour les grandes compagnies. En 1923, cette production est transférée vers les nouveaux ateliers de la Péronnière où elle durera jusqu'en 1949 pour les locomotives à vapeur. À partir de 1935 débute la construction de locomotives électriques. Une gamme spéciale est créée pour les chemins de fer industriels en 1948.

Après la guerre 1939-1945, la Compagnie concentre son activité dans la Loire. En 1950, elle apporte à « SIDELOR » ses établissements de l'Est et du Nord. Dans les années 1950-1960 elle va construire les 35 exemplaires de la série des fameuses Diesel électriques CC 65500 pour la ligne de la grande ceinture dans son usine de Saint-Denis.

La compagnie fusionne avec la « Compagnie des aciéries de Saint-Étienne » en 1952 pour devenir la « Compagnie des forges et aciéries de la marine et Saint-Étienne ».

Elle s’associe ensuite en 1954 avec les « Établissements Jacob Holtzer », l' « Usine de la Loire » et les « Aciéries et forges de Firminy » pour devenir la « Compagnie des ateliers et forges de la Loire » (CAFL).

La production de locomotive cesse en 1968 avec comme ultime machine une locomotive Diesel de type A1AA1A 68000 pour la « SNCF ».

En 1970, la « Compagnie des ateliers et forges de la Loire » (CAFL) fusionne avec la « Société des Forges et Ateliers du Creusot » (SFAC) pour devenir « Creusot-Loire ». Cette dernière entreprise cesse son activité le 12 décembre 1984 suite à un dépôt de bilan.